Le Grand Oral

Pour tout candidat qui prépare l’examen d’entrée à l’Ecole du Barreau, le Grand Oral (« Grand O » pour les initiés) est source de nombreuses angoisses. Après avoir passé (brillamment ou non) le cap des écrits et des premiers oraux, le candidat à bout de nerfs devra encore tenir le choc une demi-heure (1/4 d’heure d’exposé, 1/4 d’heure de questions) face à un jury impitoyable.

Attention, la pratique du grand oral varie selon les IEJ. Dans certains par exemple, il peut y avoir des sujets historiques, alors que dans d’autres non.

Pour information, voici quelques exemples de sujets donnés l’année où j’ai passé l’examen :

-la laïcité ;

-liberté et contrat de travail ;

-juge administratif et libertés ;

-l’ordre public ;

-le respect des symboles de la République ;

-les libertés des fonctionnaires ;

-la garde à vue ;

-le droit à la formation ;

-nouvelles technologies et libertés.

Edit novembre 2013 : cette année, la tendance était aux sujets sur la fessée et le sado-masochisme. Des sujets agréables à réviser, finalement.

Comment réviser le Grand O ?

1. Choisissez un livre : Certains font le choix d’investir dans un « pavé », et de l’ingurgiter bien difficilement au cours de l’été. Vous pouvez aussi choisir d’investir dans un bouquin de taille moyenne, afin d’acquérir les bases (et notamment les textes importants pour chaque thème). J’avais pour ma part  choisi la Notice de la Documentation Française sur le sujet. Si vous faites de même, songez à la compléter avec d’autres ouvrages car certains thèmes n’y sont pas abordés (ex : les droits des animaux).

2. En parallèle, examinez les annales, et demandez-vous si vous avez ne serait-ce qu’une petite idée qui vous vient à la lecture de chaque sujet. Si oui, c’est parfait ; si non, continuez encore un peu à bosser les bases.

Le Grand Oral, pour reprendre l’expression d’un prof qui nous y a formé, « c’est avoir l’air de maîtriser à la perfection un sujet sur lequel on ne connaissait rien une heure avant ». 90% de bluff donc. Il ne faut pas verser dans la discussion de comptoir, mais il faut savoir que l’on n’y coupera pas toujours non plus.

3. Ensuite, et c’est là la partie la plus agréable,  tenez-vous informé de l’actualité. Ca vous donnera de bons exemples à développer dans votre exposé et on pourra aussi vous questionner là dessus.

En pratique, chaque matin, avant de vous traîner à la BU (oui, à la fin, vous vous y traînerez, avec vos barres de céréales et votre Redbull), passez acheter la presse qui vous plait. Ca peut être tout et n’importe quoi : le Monde, le Nouvel Obs, Courrier International, le Monde Diplomatique, peu importe. J’ai pour ma part souvenir d’un excellent article dans les Inrocks.

Statistiquement, puisque vous ne pourrez jamais balayer tous les thèmes qui sont susceptibles de tomber, lisez ce qui vous plait. Fabriquez-vous une culture générale. Inutile d’apprendre tous les articles par cœur. A force d’en lire 100 par jour, il vous en restera forcément quelque chose.
L’idée est d’avoir une vague idée sur tous les thèmes qui peuvent tomber. C’est évidemment mission impossible, mais plus on lit, plus on a de chances que ca fonctionne. Et pour le reste, sachez que beaucoup de sujets se recoupent, et que les connaissances relatives à  un sujet vous serviront facilement pour un autre.

Arrivé à la BU, faites le tour des revues. Celles que vous voulez. La Semaine Juridique Edition Générale est une bonne base, mais je me souviens avoir beaucoup lu la revue  Lamy Droit de l’Immatériel.

Faites le tri, tout ne vous intéresse pas. Lisez les articles, prenez des notes, ou photocopiez-les. De manière générale, prenez l’habitude de tout garder et de tout ranger dans un gros classeur. La vue dudit classeur devrait normalement alternativement vous provoquer des crises d’angoisse ou un sentiment d’assurance, selon l’heure du jour et/ou de la nuit.

La journée avançant, la presse et les revues juridiques commenceront à vous lasser, et un style plus romancé vous sera nécessaire. De plus, le ton des revues juridiques reste globalement assez neutre, et la fatigue faisant monter votre sentiment d’agressivité, vous aurez besoin de polémique et d’histoires qui font pleurer dans les chaumières (sans aucune arrière-pensée péjorative).

Sortez donc votre ordinateur et compulsez les blogs. Lesquels ? La liste ne sera pas exhaustive, quelques uns sont répertoriés sur ce blog, mais je retiens principalement, sans aucun ordre de préférence :

-le blog actualités juridiques ;

-le blog droit administratif ;

-le blog de Maître Eolas ;

-le blog de Samuel Deliancourt et Caroline Lantero (ils sont clermontois !), mine d’or en ce qui concerne les jurisprudences administratives, parfois ardues à décrypter pour les privatistes (vécu !) ;

-le blog de Maître Mô, qui m’a fourni un exemple tout à fait parlant quand est venue sur la table la question des peines planchers ;

-l’excellentissime « Combats pour les droits de l’Homme », qui livre une analyse magistrale des arrêts de la CEDH ;

-le blog CRFPA ;

-les publications du SAF et de l’UJA ;

-le blog Dalloz ;

-le blog du Conseil Supérieur de la Magistrature ; celui du Conseil National des Barreaux ;

-et mon propre blog (ahahahah…on se marre, hein ?).

Le gros avantage des blogs, c’est qu’on vous y expose parfois des histoires de tous les jours. Celles-ci vous resteront bien en tête, et vous permettront d’avoir une vision pratique des conséquences de l’application d’une loi.

Et le soir, pour vous endormir… Lisez un peu mes confrères … Ca vous changera les idées. Et là encore, ca vous permettra d’avoir quelques exemples concrets. (au pif, « Guet Apens » de Maître Mô, « Bête Noire » de Dupont-Moretti… c’est ultra accessible).

Bon, vous y êtes : le jour J.

Je passe sur les formalités d’usage : soyez bien habillés, n’oubliez pas votre carte d’identité, et mesdemoiselles, messieurs, prévoyez un parfum discret pour couvrir l’odeur des 49 cigarettes que vous n’aurez pas manqué de fumer devant la fac.

Allez tirer votre sujet, ne vous évanouissez pas. Vous le connaissez par cœur ? Très bien. Dans ce cas, vos « seuls » problèmes seront le stress et la gestion du temps. Vous ne connaissez rien au sujet, vous ne comprenez pas tous les mots ? Ne paniquez pas, ça arrive, et ca n’empêche pas, étonnement, de s’en sortir.

Installez vous dans la salle, préparez vos brouillons. N’écrivez jamais que sur le recto, et numérotez vos pages.

Réfléchissez au sujet. Deux options :

-vous maîtrisez le thème. Posez vos idées en vrac sur le brouillon, si elles sont claires maintenant, elles le seront peut être moins dans une demi-heure. Si vous avez un doute, profitez des codes à votre disposition pour les vérifications d’usage.

Jetez un plan rapide, classez-y vos idées. Une fois cela fait, il vous reste tout le temps pour peaufiner et regarder du coin de l’œil les camarades moins chanceux que vous.

-vous ne connaissez rien au sujet (ce fut mon cas, à quelque chose près). Premièrement, pensez à l’élargir : peut-il s’entendre de manière plus large, pouvez vous le raccrocher à un thème que vous connaissez un peu mieux ? (La réponse, dans mon cas, était sur le coup un « NON » franc et massif ; deux ans plus tard, je sais très bien que j’aurai pu m’en tirer autrement).

Accordez-vous dix minutes, compulsez les codes à votre disposition. Après ces dix minutes, dans tous les cas, il va falloir écrire quelque chose. Si vous n’avez aucune idée, tout est permis, allez-y à la débrouille, quitte à être à côté de la plaque, parce que de toute façon, il va bien falloir trouver quelque chose à dire pendant un quart d’heure.

Rien n’est encore perdu, soyez audacieux, essayez à tout prix de raccrocher à quelque chose que vous connaissez.

Utilisez les quatre ou cinq ans de droit qui sont derrière vous, faites dans votre tête une recherche Google Desktop pour savoir quand, dans votre scolarité et dans votre vie, vous êtes susceptibles d’avoir entendu les mots qui composent votre sujet. Si ce n’était pas en libertés publiques, mais en droit des obligations ou en procédure, ou en droit de l’UE, ou dans n’importe quelle matière, ce n’est pas grave. C’est au moins ça qui vous permettra de meubler, et qui éventuellement vous lancera : au fur et à mesure, vous serez rassuré par le fait d’avoir vaguement quelque chose à dire, et d’autres idées pourraient vous venir.

Attention toutefois, l’heure de préparation sera la plus courte de votre vie. En fait, dans votre tête, elle aura duré environ 12 minutes.

Gardez bien à l’esprit que le sujet n’est qu’un prétexte, on veut vous entendre parler et voir comment vous vous débrouillez. Dès lors, vous pouvez le tordre dans tous les sens, pour l’adapter aux quelques connaissances que vous avez, le tout étant de bien justifier le lien que vous faites. Le sujet est peut être même précisément conçu pour vous déstabiliser, et voir comment vous vous en sortez. Allez, assez parlé, prenons des exemples concrets.

Une de mes amies est tombée sur « le droit à la formation ». Etant issue d’un cursus de droit social, elle a inévitablement pensée au Droit Individuel à la Formation (DIF) et au Congé Individuel de Formation (CIF). Toutefois, cela donne un exposé un peu monotone, pas vraiment axé libertés publiques, et surtout un peu trop restreint par rapport au sujet. Hé oui ! Il faut se sortir du carcan de ce que l’on connait très bien, et ne pas hésiter à élargir. Ainsi, (je n’ai plus son plan précis en tête), elle n’est pas tombé dans l’affreux écueil qui consistait à n’évoquer que le droit social, et a été plus loin, en axant une de ses deux parties sur l’école. Et oui, l’école et les lois qui y sont afférentes entraient tout à fait dans le sujet, comme le débat sur les frais d’inscription illégaux dans les facs, et l’accès à l’éducation, par exemple. Preuve que l’on peut partir très loin, si l’on est clair dans le choix des thèmes abordés et le lien avec le sujet.

A l’inverse, je suis restée sur le peu que je connaissais du sujet. Il faut dire que quand je l’ai tiré, j’ai presque failli faire demi-tour (j’en rajoute quand même un peu). « Le libre choix du statut social ». J’ai pas compris tout de suite. On m’aurait parlé de forme sociale, à la limite, mais là ? Bon, je suis affairiste, je me devais de trouver quelque chose à dire. Et j’ai trouvé. Et j’ai pourtant commis, je pense, une grosse erreur stratégique.

Paniquée, je n’ai réfléchi qu’en termes de droit des aff. Du coup, j’ai causé statut du gérant (I) en disant qu’il n’était pas si libre que ça, et statut du conjoint de l’entrepreneur, avant de dériver sur l’auto-entreprenariat (II). Certes, j’étais dans le sujet, mais mon propos n’était pas intéressant, et finalement, pas très en rapport avec les libertés.
Avec du recul, qu’aurais-je pu tout simplement faire ? Aller au-delà du droit des aff, oublier le droit des aff, et me souvenir de ce chapitre que j’avais vaguement survolé quelques jours avant « le droit de travailler ou de ne pas travailler ». Hé oui, ca aussi, ca pouvait rentrer dans le cadre du « statut social ». Bref, pensez-bien à dépasser ce avec quoi vous pensez être à l’aise, et n’hésitez pas à parler de choses simples, qui n’ont rien à voir, mais qui peuvent très bien se justifier. Schématiquement et sans y réfléchir plus que ca, un plan type I/ Choix du statut social dans la société et II/ Choix du statut social dans l’entreprise aurait pu être pertinent. Formulé comme ça, ce plan est assez moyen, mais j’aurai rendu ça plus chantant à l’oreille. Evidemment.

En bref, je vous somme de ne pas trop angoisser à l’idée de n’avoir rien à dire. On trouve toujours quelque chose, même si cela parait impossible comme ça. Et même si ce qu’on trouve est éminemment pourri, ca meublera un peu la difficile demi-heure que vous allez passer. La seule règle du jeu est de dire quelque chose, finalement.

Bon, votre heure de préparation est finie. C’est maintenant l’heure de trouver la salle où vous attend votre jury. Les membres du jury seront entre trois et cinq, selon les facs. Ils seront peut-être en robe, ou non. Vous en connaîtrez peut-être certains, ou non. Cela n’a aucune importance.

Entrez, saluez, installez-vous quand on vous-y invite, prenez la parole quand on vous le dira. Adoptez un ton calme, et ne parlez pas trop vite, vous risquez de ne pas tenir assez longtemps. Une fois votre intro terminée, annoncez votre plan. Faites-le lentement, répétez-le pour permettre au jury de le noter, ca permet de gagner du temps (et c’est un peu votre objectif, en principe). De mémoire, vous ne répéterez pas votre plan au cours de votre exposé, seules les phrases de transition guiderons le jury et lui indiquerons où vous en êtes.

Une fois ce moment difficile passé, point de répit, puisque vous tombez directement sous le feu des questions. Attention, ca fuse ! Le but du jury est de vous poser le maximum de questions dans le quart d’heure qui lui est imparti. Je crois être arrivée pas loin de la vingtaine…(mais c’est peut être mon cerveau surangoissé qui en a rajouté).

Une seule règle maintenant : ne dites jamais « je ne sais pas », sans rien ajouter. JAMAIS. Une fois, ca passera peut-être, mais à la deuxième, on vous dira probablement aurevoir. Le jury est fatigué, lassé, dégouté du niveau de certains candidats (moins bons que vous) qu’il a vu avant, alors répondez à ses questions. Quitte à être un peu à côté de la plaque.

Par exemple, j’avais dans mon jury un publiciste. Sa question était « les personnes publiques peuvent-elles contracter librement ? ». Objectivement, je n’en avais aucune idée, mais  je me suis souvenue qu’en M1, en droit de l’UE, j’ai suivi un cours sur les procédures de marché publics. S’il y a des procédures à suivre, c’est sans doute que la liberté n’est pas totale. Voilà, ca a été ma réponse, et apparemment elle a suffi.

Edit : Le magistrat qui m’a posé cette si gentille question est tombé sur ce billet, et a rédigé un commentaire fort pertinent sur sa vision du Grand O en tant qu’examinateur, lequel est disponible ici.

Quelques remarques pour conclure :

- Attention, si vous avez une opinion marquée sur un sujet, le jury, qu’il soit d’accord avec vous ou non, en prendra systématiquement le contre-pied. Ne lâchez rien. Tenez bon jusqu’au bout, ce n’est pas parce que le jury a l’air irrité de votre réponse qu’il l’est réellement, et dans tous les cas, il souhaite voir jusqu’où vous êtes prêt à défendre vos idées.

-Allez aux oraux blancs. Ca fait mal (pendant le premier, j’étais devenue muette comme une carpe et je pensais à annuler mon inscription), mais ca aide à prendre conscience de la facilité qu’on aurait à se faire coincer. On y réfléchit tout le reste de l’année, on se dit « mais oui, j’aurai dû dire ca », on prend conscience de sa fragilité et on la combat.

-Si vous en avez l’occasion, assistez aux oraux de ceux qui passent le pré-CAPA (l’autre nom de l’examen) en octobre, au moment où vous vous inscrivez (les inscriptions sont généralement un an à l’avance, pendant la session de vos prédécesseurs). C’est salaud pour eux, mais tout bénef’ pour vous. Ils se vengeront plus tard, quand vous serez stagiaire dans leur cabinet.

-Tendez des perches. Le jury vous posera inévitablement des questions. Alors parfois, dans votre exposé ou dans vos réponses, éludez un point de détail que vous maîtrisez. Le jury saisira cette perche en toute innocence, et vous brillerez par votre capacité à répondre spontanément et brillamment sur le sujet. Il faut feinter, on ne vous le dira jamais assez. Mais feintez intelligemment.

Je crois vous avoir dit tout ce que je sais sur le sujet. Bonne chance !

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6 réflexions sur “Le Grand Oral

  1. [...] -le grand Oral (pour en savoir plus, cliquez ici). [...]

  2. Lucile 19 mai 2011 à 17:55 Reply

    Ce grand O semble bien moins effrayant après la description que tu en fais, l’idée de « tendre des perches » au jury me semble aussi tout à fait pertinente.

    Un très bon article à se remettre sous les yeux avant d’y passer !

  3. Deliancourt Sam 26 mai 2011 à 06:58 Reply

    Merci beaucoup pour la référence au site http://www.lantero-deliancourt.com.
    Pas sympa l’examinateur de poser une question sur les marchés publics! :) Et bien joué pour la réponse donnée !

    Ce que je peux conseiller pour avoir fais passer cet examen pendant 4 ou 5 ans en qualité de magistrat administratif est que ce qui est recherché est en réalité la capacité de raisonnement et la mobilisation de connaissances. Il n’est évidemment pas possible de tout savoir, même après des centaines d’heures de travail acharnés doublées de poumons brulés par autant de cigarettes consommées. Ce qui est jugé (et apprécié) est la faculté de se débrouiller intelligemment (et élégamment). Le « je ne sais pas » n’est pas à proprement parler à proscrire (mais devra par la suite être évité devant le client futur de l’avocat), mais doit immédiatement être suivi par un « toutefois, si l’on considère… » et suivent les connaissances lointaines mobilisées pour un raisonnement a contrario ou par analogie).

    Des questions n’appellent pas la réponse exacte (parfois il n’y en a pas), mais au moins que le candidat réfléchisse et ébauche une construction de l’esprit. Je pense que le plus difficile n’est pas le fond (même s’il est évidemment important, mais l’on parle là des questions posées à l’emporte-pièce après l’exposé du thème principal) est la gestion du stress pour pouvoir parler correctement et permettre une véritable interaction de tous les neurones alors disponibles. Je donne un exemple: en pleine crise H1n1, des maires ont interdit aux gens de cracher dans la rue. Le pouvait-il ? La question est posée au candidat, comme elle l’était en réalité par les praticiens qui s’interrogeaient. Mais pas de réponse de la part de la jurisprudence et à supposer, on aurait pû ne pas être d’accord. On n’attend pas un oui ou un non, mais un replacement de la question dans le contexte : « Le maire intervient comme autorité de police générale pour assurer la sécurité et la salubrité publiques et les mesures de police doivent être proportionnées. Appliquons ces éléments à la situation décrite… ».

    Stéphanie a raison sur les « tiroirs » que vous laissez ouverts dans votre exposé : parler d’un point important sans l’approfondir et vous pouvez être sûr que si c’est intéressant ou d’actualité, le jury rebondira dessus. C’est alors vous qui maitrisez en réalité le dialogue sur cette partie, ce qui est confortable. Vous pouvez également glisser d’autres tiroirs dans votre réponse et ainsi de suite.

    Un petit rappel sur la présentation, car cela va sans dire, mais mieux vaut le rappeler et est valable pour tous les concours et examens : Entrez en saluant « Bonjour, Madame, Messieurs » (j’ai vu des candidats ne pas saluer, peut-être en raison du stress mais c’est du plus mauvais effet ou lancer un bonjour à la volée), attendez que l’on vous dise de vous asseoir. En vous asseyant, ni trop en avant, ni trop en arrière de la chaise mais confortablement, les jambes non croisées. Pensez alors à tout ce qui vous avez parcouru pour en arriver là et lancez-vous! Arrêtez de vous tripoter les mains, crayons, bracelets, cheveux, ce qui agace et fais perdre au jury vos propos. Vous avez le temps de parler, donc n’essayer pas de faire entrer 15 mn de monologue en 10 mn, sinon on en profite pour mesurer la capacité de vos poumons et de votre diaphragme. Mais notez que votre capacité thoracique ne sera pas notée, à la différence de votre débit!

    Le jury n’est pas là pour piéger mais pour évaluer, et c’est un examen, pas un concours. Donc il faut avoir des connaissances, mais il faut être capable de les exprimer… et surtout de s’en servir en situation, dans un cas pratique donné.

    Bon courage à toutes et à tous,

    SD

  4. [...] Nb : Le premier post sur le Grand Oral est disponible ici [...]

  5. djo 3 décembre 2011 à 17:51 Reply

    merci pour les conseils!

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